Exposition de patchworks
Les cousettes vous invitent à venir contempler la nouvelle exposition de patchworks organisée par l’association des Amis de l’Eglise de Suze, sur le thème : « François d’Assise, saint d’hier, saint d’aujourd’hui ! » à partir du 14 juin et jusqu’au 14 novembre à l’église de Suze La Rousse, de 9h à 19h.
Il y a 800 ans en Ombrie….
L’Ombrie région italienne située dans le centre de l’Italie, bordée par la Toascane, Les Marches et le Latium appelée « le cœur vert de l’Italie ».
Sa capitale est Pérouse
Période troublée, guerre entre les villes de Pérouse et Assise, les croisades. D’un côté une église de riches avec des cardinaux et des évêques plus seigneurs temporels qu’hommes spirituels et de l’autre le peuple.
Époque ou les cités commerçantes s’affranchissent du pouvoir féodal et s’érigent en communes autonomes : commerces de tissus.
Dans ce cadre là, nous allons vous présenter François
Né à Assise en 1181 (1182) fils d’un riche bourgeois marchand drapier Pierre Bernardone et de Dame Pica. Pourquoi François ? Il aurait du s ‘appeler « Giovanni », son père aimait la France et revenant d’un déplacement a exigé qu’on change ce prénom pour celui de François.
A 18 ans François aime le luxe, la poésie, la fête avec ses amis et devient le point central de la jeunesse dorée avec laquelle il sait se montrer généreux. Il porte un rêve : devenir chevalier, il participe à la guerre entre Pérouse et Assise ou il est fait prisonnier et tombe gravement malade. Après 1 an de captivité il rentre à Assise malade et s’interroge sur le sens de sa vie,
A 22ans il repart pour la croisade pour réaliser son rêve. Il rencontre sur la route un chevalier pauvre à l’accoutrement minable.
Il réalise que par son luxe il éclabousse un chevalier authentique et perçoit la honte de cet homme.
Sur le champ, il se dépouille de son riche habit et l’offre au valeureux chevalier,
Il prend conscience que grâce à l’argent un fils de marchand peut tout se permettre : dominer, humilier n’importe qui, même un pieux chevalier et cela sans autre mérite que la fortune.
Il va passer des valeurs chevaleresques à un programme de vie fondé sur l’Évangile,
Dans son « Testament », François indique lui-même que la rencontre avec les lépreux est l’évènement qui détermina son retournement :
« Le Seigneur me donna ainsi à moi de commencer à faire pénitence : lorsque j’étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir des lépreux. Et le Seigneur me conduisit parmi eux et je leur fis miséricorde […] et après cela, je ne restai que peu de temps et je sortis du monde. Et en m’en allant de chez eux, ce qui semblait amer fut changé pour moi en douceur de l’âme et du corps. »
Ces déshérités ne sont plus à ses yeux des lépreux, mais des frères. François est alors imprégné par la notion de miséricorde qu’il a reçue des mouvements religieux et autres de son époque, nouvelle sensibilité à la souffrance et à la déchéance d’autrui.
Cette attitude de miséricorde précède sa découverte de l’Évangile ; en d’autres termes, « la conscience de François a eu besoin de la médiation du prochain pour rencontrer Dieu. » Avec la pénitence et la paix, la miséricorde va devenir l’un des maîtres mots de la prédication franciscaine.
En 1205, il a vingt-trois ans. Alors qu’il est en prière devant le crucifix de la chapelle Saint Damien, selon la légende[23] (« légende » s’entend ici dans son sens originel, c’est-à-dire une hagiographie (rédaction des vies des saints) lue dans les monastères, pendant les repas ; dans les églises, pour l’édification des fidèles lors de la fête d’un saint), François entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine[24],[25]. » Prenant l’ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno, pour y vendre des pièces de drap du commerce de son père, ainsi qu’un cheval et pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée.
Il dépense également beaucoup d’argent en aumônes[26]. Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardone exige qu’il lui rende des comptes, et ne craint pas de l’assigner en justice pour le déshériter.
À l’issue de ce procès au tribunal de l’évêque d’Assise Guido Ier, François rompt la relation avec son père en lui laissant, symboliquement, ses habits[27]. François, se réclamant d’un statut de pénitent qui lui permet d’échapper à la justice laïque, sera alors convoqué par l’évêque d’Assise.
C’est alors que prend place la scène fameuse illustrée en particulier par Giotto (un peintre, sculpteur et architecte italien de la République florentine) sur les murs de la Basilique supérieure d’Assise : lors de son audition sur la place de la ville, au printemps 1206, François rend l’argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et dit à son père et à la foule rassemblée :
« Jusqu’ici je t’ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c’est à Lui que j’ai confié mon trésor et donné ma foi. »
….
Il va alors se placer sous la protection de l’évêque Guido, qui l’enveloppe de sa cape, pour signifier que l’Église le prend sous sa juridiction, et reconnaît en lui désormais un religieux, au sens juridique du terme[23].
En sortant ainsi du monde et du « siècle », François rompt non seulement avec sa famille, mais aussi avec la commune d’Assise, qui garantissait les droits de ses habitants. Ainsi s’explique qu’il ait dès lors résidé le plus souvent hors les murs, menant une vie d’ermite et mendiant sa nourriture.
Il resta peu de temps tout seul, très vite il fut rejoint par des frères. La vie fraternelle était très importante pour lui.
Revenant à Assise vers l’été 1206, il mendie pour obtenir de la population des pierres nécessaires à la reconstruction, et restaure successivement les chapelles de Saint Damien (San Damiano), de Saint Pierre (San Pietro), et de la Portioncule.
Le Seigneur me donna une telle foi dans les églises, écrit François, que je priais ainsi simplement et disais : « Nous t’adorons, ô très saint Seigneur Jésus Christ, ici et dans toutes les églises qui sont sur toute la terre et nous te bénissons d’avoir racheté le monde par ta très sainte croix. »
En 1210 le pape Innocent III, qui l’a vu en rêve soutenant la basilique Saint Jean de Latran, cathédrale de Rome en ruines, valide verbalement la première règle rédigée par François régissant la fraternité naissante.
En 1212 il accueille Claire Offreduccio parmi les siens et fonde avec elle l’Ordre des Pauvres Dames appelées plus tard «sœurs Clarisses» en référence à leur sainte patronne.
Rapidement, l’ordre franciscain tel que l’avait conçu François est dépassé par son succès et s’organise contre les vœux du fondateur, si bien qu’après un voyage en Égypte et une rencontre étonnante en septembre 1219 lors du siège de Damiette avec le sultan Al Kâmil, qu’il tente vainement de convertir[31],[32],[33], François abdique en 1220 (alors que son humilité lui fait rejeter le principe même du pouvoir, il emploie à cette occasion le terme resignare et non renuntiare, la « renonciation » répondant à des critères précis selon le droit Canon [34]) et confie la direction de l’ordre à Pierre de Catane puis à Élie d’Assise.
À partir du moment où il est censé avoir reçu les stigmates, François est souvent malade et en proie à des crises d’angoisse, il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano.
Dans cette chapelle, il commence son itinéraire spirituel et il vit la communauté des sœurs pauvres inaugurée par Claire d’Assise. Il y écrit son « Cantique de frère soleil » (ou « Cantiques des créatures»), premier texte en italien moderne, véritable célébration de Dieu en sa Création, et l’un des premiers grands poèmes italiens.
( que certains connaissent ou ont déjà entendu :
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, qui fait le jour : par lui tu nous illumines. Il est beau, rayonnant d’une grande splendeur : de toi, Très Haut, il est le symbole.
« Loué sois-tu mon Seigneur pour sœur Lune et les étoiles…..
……………………………pour frère vent et pour l’air et les nuages ……….. pour sœur eau …………….pour frère feu……………… pour sœur notre mère la Terre…. » )
Il meurt le 3 octobre 1226 dans la petite église de la Portioncule, aujourd’hui incluse comme chapelle de la basilique « Saintes-Marie-des-Anges » dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d’Assise.
Son corps repose dans la crypte de l’Église inférieure de la basilique Saint François d’Assise aux côtés de ses frères les plus proches : Léon d’Assise, Ange Tancrède de Rieti, Massée de Marignan et Rufin d’Assise.
Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.
Et je termine par :
La joie est un élément important de la vie franciscaine. La notion de « Joie parfaite » est encore plus fondamentale. François considére la joie comme parfaite lorsque, en dépit de l’adversité, du rejet et de l’incompréhension de ceux-là mêmes dont on se sent le plus proche, on parvient à conserver la conscience que Dieu, lui nous aime.
« Commencez par faire le nécessaire, puis le possible, et soudain vous accomplirez l’impossible . » « Car c’est en donnant que l’on reçoit. » « Souvenez-vous que lorsque vous quitterez cette terre, vous ne pourrez rien emporter avec vous de ce que vous avez reçu, seulement ce que vous avez donné. » « J’ai été tout ce qui est impur. »
Et bon parcours sur le « chemin de François » que vous offrent les cousettes .
Paroisse Saint Marcellin Champagnat en Tricastin