La Pentecôte, et après ?

Le grand cycle des célébrations pascale s’est achevé, et le temps ordinaire reprend. On pourrait penser que ce temps en vert est un temps où il ne se passe rien, au mieux est-il heureusement ponctué par les vacances d’été en attentant la Toussaint. Or notre vie ordinaire n’est pas pour autant banale : elle est habitée par l’Esprit Saint !

Dans son homélie de la Pentecôte, le Pape François nous montre précisément comment reconnaitre l’action de l’Esprit dans notre vie :

« Quand tu vois l’amertume, le pessimisme et les pensées tristes s’agiter en toi […], il est bon de savoir que cela ne vient jamais de l’Esprit Saint. Jamais : l’amertume, le pessimisme, les pensées tristes ne viennent pas de l’Esprit Saint. Ils viennent du mal, qui est à l’aise dans la négativité et utilise souvent cette stratégie : il alimente l’intolérance, la victimisation, il fait ressentir le besoin de s’apitoyer sur soi-même […] l’envie de réagir aux problèmes en critiquant, rejetant toute la faute sur les autres. […] L’Esprit Saint, au contraire, nous invite à ne jamais perdre confiance et à toujours recommencer. […] Il donne toujours du courage : lève-toi ! […]

De plus, l’Esprit Saint est concret, il veut que nous nous concentrions sur l’ici et maintenant, car la place où nous sommes et le temps que nous vivons sont les lieux de la grâce. […] L’esprit du mal, en revanche, veut nous distraire de l’ici et du maintenant, nous emmener ailleurs, il nous accroche souvent au passé : les regrets, la nostalgie, ce que la vie ne nous a pas donné. Ou il nous projette dans l’avenir, nourrissant des craintes, des peurs, des illusions, de fausses espérances. L’Esprit Saint nous conduit à aimer ici et maintenant, dans le concret : non pas un monde idéal, une Église idéale, non pas une congrégation religieuse idéale, mais ce qui existe, à la lumière du soleil, dans la transparence, dans la simplicité. Quelle différence avec le malin, qui fomente ce qui se dit dans le dos, les commérages, les bavardages ! Le commérage est une mauvaise habitude, qui détruit l’identité des gens. »                                                                                                                                                               Don Hyacinthe