l’Avent

À y regarder de près, c’est le temps historique où les hommes sont à la recherche d’un dieu et le peuple juif n’est pas en reste


 

Nous sommes forcément marqués par les cycles de la nature et par ceux que l’homme a su organiser. Nous utilisons tous un moyen simple pour mesurer le temps : l’année solaire, lunaire, sidérale, civile, scolaire, sportive, etc. Il y a même une année liturgique !
La première période de l’année liturgique est le temps de l’Avent. Il s’étale sur les 4 semaines précédant Noël. Chaque temps liturgique nous dévoile et nous donne à comprendre « l’action de Dieu » parmi les hommes.
Alors qu’en est-il de cette première période ?
À y regarder de près, c’est le temps historique où les hommes sont à la recherche d’un dieu et le peuple juif n’est pas en reste.
Depuis Abraham jusqu’à Jean-Baptiste, dernier prophète de l’ancienne alliance annonçant la venue de Dieu parmi nous, se sont régulièrement levés des prophètes pour annoncer, souvent à contre-courant, la venue du Sauveur. Tout aussi régulièrement, le peuple a cru puis renié ces paroles car il voudrait que Dieu se manifeste pour répondre rapidement à ses besoins, là, tout de suite. Ces temps sont-ils si éloignés de nous ? N’y aurait-il pas dans nos comportements, un besoin identique que Dieu intervienne dans nos vies pour résoudre nos problèmes ?
À ces peuples d’autrefois, comme à ceux d’aujourd’hui, l’annonce est pressante.
S’il y a bien une période pour signifier la venue du Seigneur, elle se prolonge toute l’année tant notre vie entière est un Avent, imprégnée d’une longue attente. De tous les temps liturgiques, il semble être celui dans lequel nous nous confondons le mieux, celui qui nous ressemble le plus car à l’image de la crèche où Jésus vient dans la solitude, l’humilité et la discrétion, il nous faut une vie entière pour que nous laissions son amour transformer nos cœurs.
Oui, une voix crie : « aplanissez les collines, rendez droits les chemins, tracez une route pour Dieu dans le désert car la faute du peuple est expiée et son péché pardonné. N’ayons plus de crainte, le Seigneur vient parmi nous ».
Soyons dans l’allégresse, mais ne restons pas les bras croisés à nous laisser distraire. C’est cet enfant nouveau-né qui nous appelle dans sa fragilité, sa dépendance totale à ceux qui l’entourent et au monde entier. L’Avent, c’est d’abord Dieu qui vient et se donne à nous.
Comment pouvons-nous lui répondre ? Par les moyens que Dieu lui-même nous donne : la prière, l’évangile et l’eucharistie. Alors persévérons. L’Avent nous conduit tout droit vers Jésus, la lumière du monde.
Joyeux temps de l’Avent et bonne fête de Noël
Maurice Brun membre du relais Ste Juste






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