MARIE, Mère de Dieu et Mère de l’Église

Notre paroisse est sous le patronage de saint Marcellin Champagnat qui a été disciple de Jésus en suivant les pas de Marie


 

En 431, au concile d’Éphèse, après de vifs débats théologiques, la Vierge Marie était proclamée “Mère de Dieu” (Theotokos), à la grande joie du peuple chrétien. Dès le 3e siècle, en effet, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d’Égypte s’adressaient à Marie avec cette prière : « Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu, ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve, et délivre-nous de tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie ».
Le 21 novembre 1964, le Bienheureux Paul VI, dans son discours au terme de la 3e session du concile Vatican II, en promulguant la Constitution sur l’Église, déclarait : « Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l’Église, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs… Ce titre en vérité appartient à l’authentique substance de la dévotion à Marie, trouvant sa justification dans la dignité elle-même de la Mère du Verbe Incarné ».
Un auteur contemporain écrit : « Peu nombreux sont ceux qui comprennent Marie, alors que le nombre est immense de ceux qui l’aiment. En un cœur éloigné de Dieu, on trouve souvent une dévotion envers Marie alors que Jésus a été oublié. L’amour des hommes pour Marie est universel. La raison en est simple : Marie est mère. Une mère n’est pas comprise par ses enfants, surtout les tout-petits, elle est aimée. Il arrive même qu’un homme parvenu à un âge avancé s’éteigne sur cette dernière parole : maman. Une maman est davantage objet d’intuition affective que d’analyse rationnelle, elle est plus poésie que philosophie, tant elle est enracinée dans le concret et proche du cœur humain. Ainsi en est-il de Marie, la mère entre les mères, que toute l’affection, la bonté et la miséricorde de toutes les mamans du monde ne sauraient égaler » (Chiara Lubich, extrait du livre “Marie transparence de Dieu”, éd. Nouvelle Cité)
Notre paroisse est sous le patronage de saint Marcellin Champagnat qui a été disciple de Jésus en suivant les pas de Marie. Il disait à ses frères : « Marie ne nous reçoit que pour nous conduire à Jésus ». C’est elle qui a été l’inspiratrice de son œuvre et sa ressource ordinaire. Il répétait souvent : « Sans Elle, nous n’aurions pas pu réussir ».
Pendant ce mois de mai, prions Marie, première disciple de son Fils, pour qu’elle rende nos cœurs attentifs aux besoins de nos frères et sœurs, surtout des plus proches. À Cana, elle a su découvrir l’embarras des jeunes époux et elle leur est venue en aide par l’entremise de Jésus. Prenons pour nous ce qu’elle a dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Ce sont les dernières paroles de Marie rapportées dans les évangiles. Qu’elles résonnent en nos cœurs comme son testament spirituel !
« Marie, mère de miséricorde et de tendresse, prends-nous par la main pour nous mener à Jésus qui est le chemin,
la vérité et la vie ».

Frère Alain Delorme






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