Le beau, le grand, n’est-ce pas cela qui nous donne des ailes, nous pousse à aller de l’avant ?

Nous rencontrons ces jeunes couples qui viennent demander le mariage à l’Eglise, parce qu’ils veulent quelque chose de plus qu’ils n’arrivent pas à nommer, « nous avons besoin de plus… » disent-ils.


 

Le 19 mars dernier, en la fête de la saint Joseph (saint patron des familles), à la suite des deux synodes romains de 2014 et 2015 sur la famille, le pape François publiait l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (la joie de l’amour). Ce nouveau texte du pape François (dont vous trouverez une longue et intéressante synthèse dans ce numéro de « Tissez des Liens »), d’une grande profondeur spirituelle et dans un style qui le caractérise maintenant si bien, tout en s’inscrivant dans la lignée de ses prédécesseurs (« Humanae vitae » de Paul VI, « Familiaris consortio » de Jean-Paul II, ou bien encore « Deus Caritas est » de Benoît XVI - pour ne citer qu’eux), reprend les conclusions des récents synodes sur la famille et donne des orientations renouvelées pour la pastorale de la famille. A cette occasion, et alors que s’ouvre la « pleine saison » des mariages, nous vous proposons ce numéro de Tissez des Liens qui est en grande partie consacré à l’accueil des fiancés et à la préparation au mariage dans notre paroisse. En remerciant les contributeurs de ce numéro pour la profondeur de leurs témoignages, j’adresse un salut particulier à celles et ceux qui avec moi accueillent les fiancés et les accompagnent dans ce beau sacrement de l’Alliance et vous invite à porter dans votre prière toute les réalités de la famille. Père Stéphane-Jacques Ruchon,
curé de la paroisse saint Marcellin Champagnat en Tricastin.

Pour chacun des couples que nous rencontrons dans les préparations au mariage, il en va ainsi. Bien sûr, si nous regardons autour de nous, si nous écoutons ce qui se passe, nous devrions être « mort de trouille » que de faire un petit bout de chemin avec eux.
Mais partir avec eux dans la découverte de la source de leur amour voilà que l’enjeu devient plein de promesse, de beauté et change tout.
Nous rencontrons ces jeunes couples qui viennent demander le mariage à l’Eglise, parce qu’ils veulent quelque chose de plus qu’ils n’arrivent pas à nommer, « nous avons besoin de plus… » disent-ils. Lors de deux rencontres de 6 heures pour l’une avec repas pris en commun et de 2h30, 15 jours après, pour l’autre nous allons chercher ensemble, à remettre au centre de leur amour la présence de celui qui accompagne, qui est la source, la lumière de chacun de nous.
Aujourd’hui 4 couples ont bien voulu s’engager pour aider dans cet accompagnement. Ils sont là non seulement pour rendre ce qu’ils avaient reçus mais aussi pour réfléchir, discuter et par là même approfondir et mûrir leur relation personnelle, un peu se remarier, se marier toujours plus.
Dans nos rencontres, en partant de leur vie de tous les jours, de leur entourage familial, du travail dans lequel ils évoluent, des priorités et des valeurs qui sont les leurs, nourris par l’échange, nous éclairons les difficultés et les joies du quotidien par la présence douce simple et puissante de Celui qui, bien plus grand que tout, nous entraîne au dépassement de soi et au défi qu’offre la vie de couple.
Amour passion, amour tendresse, amour ennui, voilà ce que nous entendons partout et pourtant l’Eglise ouvre les portes d’un amour qu’il faut arroser, entretenir, développer, éduquer, façonner, un amour sans limite, sans fin qu’il faut apprivoiser afin qu’il devienne, à l’image de Dieu et de son peuple, un amour infini. Défi développé par Jean-Paul II en 1996 dans la « Lettre aux familles » L’amour amène l’homme à se réaliser par le don désintéressé de lui-même. Aimer signifie donner et recevoir ce que l’on ne peut ni acquérir ni vendre, mais seulement accorder librement et mutuellement.
En cette année de la miséricorde raisonne, pour chacun de nous, ces mots que nous voudrions pouvoir prendre au pied de la lettre « Revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Pardessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance ». (Lettre aux Colossiens 3, 12-16)
Ensemble, à chaque session, nous allons à la découverte de ce magnifique sacrement du mariage. Un homme et une femme s’engagent solennellement, devant Dieu et devant les hommes, à s’aimer l’un l’autre dans un cadre défini par certaines conditions. Le sacrement de mariage sanctifie l’union d’un homme et d’une femme et situe l’amour des époux au cœur de l’amour de Dieu pour l’humanité. Le pape François va plus loin dans l’exhortation apostolique « la joie de l’amour » (§ 72) Le mariage est une vocation, en tant qu’il constitue une réponse à l’appel spécifique à vivre l’amour conjugal comme*signe imparfait de l’amour (*cf chapitre 3 : « le regard posé sur Jésus : la vocation de la famille »)entre le Christ et l’Eglise. Par conséquent, la décision de se marier et de fonder une famille doit être le fruit d’un discernement vocationnel.
Sûrs de ton amour et forts de notre foi, Seigneur nous te prions de faire fructifier le témoignage de tous les couples qui ont contracté le sacrement de mariage dans ce monde en construction permanente.

Agnès et Jean-Noël, animateurs préparation au mariage

*cf chapitre 3 : « le regard posé sur Jésus : la vocation de la famille »






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