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La communauté Ste Thérèse
 

La communauté Ste Thérèse

Donzère - Fille du Rhône
Superficie : 3067 Ha
Population : 4379 habitants

Madame de Sévigné redoutait les colères du Rhône. Ses craintes n’étaient pas complètement infondées, quand on sait que les mariniers les plus aguerris avaient quelque
appréhension lorsqu’ils voyaient s’approcher le passage du Robinet. Le lit du fleuve se faisait plus étroit pour se faufiler entre deux falaises. Le courant devenait plus rapide, plus nerveux.

Ce défilé est un site classé et il ne faut pas hésiter à s’y rendre à pied pour admirer le pond suspendu sur le
Rhône depuis 1847, et les barrages sur le canal de Donzère-Mondragon.
On l’aura compris, le fleuve et le village de Donzère, ont toujours été intimement liés. En 1835, Donzère est
l’un des cinq ports les plus importants du fleuve ; filatures, moulinages et brasseries se développent. En 1896, l’installation de la grande chocolaterie d’Aiguebelle apporte un souffle nouveau à la commune .

La construction du canal bouleversa la viecommunale, de même que l’arrivée du chemin de fer. La venue d’uneimportante population travaillant sur le site, obligea le bourg si calme, à prendre de l’extension.La fermeture en 1977 de la chocolaterie frappa durement la population et l’activité locale.
Aujourd’hui, par son agriculture variée et l’aménagement de ses zones industrielles, Donzère a su transformer sa situation de ville dortoir et retrouver une véritable personnalité.

Ce fut à un monastère que Donzère dut son origine et sa prospérité agricole. Ill semblerait qu’on soit redevable de l’installation des moines, à St Lambert de l’Abbaye de Fontenelle non loin de Rouen.

Depuis un millénaire donc, le gros bourg de Donzère, garde une entrée du défilé. Son château féodal, qui fut durant des siècles, la propriété des évêques de Viviers, son enceinte de remparts, ses maisons se serrant les unes contre les autres pour résister aux assauts du Mistral, font que ce bourg de la Drôme provençale, mérite
une visite.


L’église St Philibert datant de la second moitié du XIIe siècle est de style “Roman Provençal”. Elle a été remaniée au XIXe siècle. L’église originelle avait été ruinée ainsi que l’abbaye, par les invasions successives et furent
toutes deux remplacées en 803 par une autre abbaye, créée dans le cadre de la restauration, entreprise par Charlemagne.

Le bourg conserve encore quelques vestiges médiévaux : une enceinte percée de porches, des ruelles sous voûte rappelant les troubles de Lyon, des maisons Renaissance à très belles façades et des tours bien conservées grâce à l’amour des vieilles pierres qui anime les habitants.
Dans la grande rue, on peut admirer les pierres à mesurer le blé, datant de la seconde moitié du XVIe siècle.
Et n’oublions pas le musée des amis du vieux Donzère, les trois chapelles dont celle de Combelonge datant du
XIIIe siècle.

L’ancienne chocolaterie des moines d’Aiguebelle, est devenue un centre culturel et regroupe aussi des bureaux
de diverses sociétés. Rappelons également que Donzère s’enorgueillit de deux peintres de renom : Félix Clément et Louis Prat qui ont enrichi notre patrimoine par de belles œuvres, pleines de poésie et de sérénité.

Donzère « fille du Rhône » célèbre chaque année au mois de juillet ce lien éternel, entre le fleuve et la cité. Ce
sont « les fêtes du Rhône » et chaque année, durant ces fêtes « la messe des Batelliers » rassemble aussi, des croyants venus des deux côtés du grand fleuve. Fête du « Vent » encore le 1er mai, qui fait affluer, jeunes et vieux pour admirer la danse des cerfs volants et autres machines volantes, soit sur le stade ou auprès des belles éoliennes animées par le Mistral.

Il y aurait encore biens des choses à dire, sur cet endroit où Jean Giono situait les « portes du sud ». Ne
disait-il pas : « Dès qu’on s’est glissé entre l’eau et les rochers de Donzère- Mondragon, la Basse-Provence s’ouvre à nous ».? Jean Giono a pourtant oublié de dire que les
Donzèrois se sentent bien chez-eux, jeunes ou vieux ; ils ont de quoi se réjouir avec les deux stades qui offrent
parfois des matchs mémorables, ses tennis, ses jeux de boules à l’ombre des platanes, sa piscine, sans parler des promenades au bord du Rhône ou sur les roches qui nous font
admirer la belle création du Seigneur.


Les Granges-Gontardes
Superficie : 726 Ha
Population : 515 habitants

A l’époque romaine, le carrefour du « Logis de Berre » était un haut lieu de passage, alors que le village n’existait pas encore. D’importants vestiges archéologiques y ont été retrouvés. Ils sont actuellement
enfouis dans le sol par mesure de protection.

Initiallement constitué surtout de « granges », le petit bourg est en plein vignes, prés et bois. Les Granges
devinrent Gontardes lorsque le Seigneur Adhémar de Monteil
concèda le fief à son vassal Gontard.
Le bourg acquit son indépendance en 1788. La famille Gontard était très pieuse ; ce fut même un membre
de cette famille qui fonda l’Abbaye d’Aiguebelle.

La présence de l’église se manifesta très tôt dans ce bourg et on peut y découvrir de nombreux calvaires, un
réseau de prieurés et le village compte à lui seul deux oratoires, l’un consacré à la Vierge et l’autre à St Joseph.
L’église date de XVIIIe siècle et contient quelques belles statues en bois doré datant de la même époque :
deux Vierges magnifiques et bien conservées ainsi que St Blaise, évêque. Un autel en marbre blanc au fond du chœur, ainsi que deux autres autels en marbre et de beaux tableaux laissent deviner la prospérité de la
paroisse à cette époque.

Un autel en bois avait pris la place de celui en marbre, au moment où le Concile Vatican II a instauré la célébration de l’Eucharistie face au peuple. Cet autel fut lui même remplacé, il y a peu d’années par un bel autel en pierre et consacré par Monseigneur Didier-Léon Marchand,
lors d’une émouvante cérémonie.
L’année dernière, la municipalité fit restaurer l’extérieur de l’église. A présent, elle est visible de loin attirant les regards, sous le beau ciel de notre
région. Devant l’église, un bel espace ombragé avec fontaine et quelques places de stationnement fut aménagé.
Ceci donne encore plus à ce village, le caractère des villages provençaux.


La cité, avec ses ruelles étroites et sinueuses, pour contrecarrer le souffle parfois violent du Mistral, offre l’image du petit village de Drôme Provençale qui a su conserver un peu de ses habitants, de sa vie et toute son
authenticité.
Il faut dire, qu’à seulement quelques kilomètres de Pierrelatte, de tous ses services et commerces, cette
commune permet, à tout un chacun, de vivre à la campagne, tout en évitant les désagréments d’une trop lointaine
solitude.

Preuve de cet engouement pour la vie au calme, la commune, entre deux recensements,( 1982/ 1990) a vu sa population progresser de plus de 25%.
La route qui traverse le village de part en part, trace aussi un trait au milieu des 350 hectares de vignes
d’appelation “Côteaux du Tricastin“, qui constituent la principale activité économique de la commune.
Lavandes et lavandins se partagent aussi les côteaux les plus exposés au soleil et parfument la compagne, tout en offrant au visiteur un paysage de carte postale.






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