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La communauté Ste Juste
 
  • St-Paul-Trois-Châteaux
    On attribue à St Restitut, que la légende confond avec l’aveugle-né de l’Evangile, la fondation de l’évêché de cette ville alors « Augusta Tricastinorum », vers le IVe siècle.
    Plus tard, selon une autre tradition, la population chercha un nouvel évêque et trouva un dénommé Paul de Mausole qui n’accepta qu’à la condition que son bâton d’amandier planté en terre ne fleurisse. Ce qui arriva car c’était à la fin de l’hiver d’où le nom “d’Aguiado " et plus tard, après la mort de ce saint homme la ville prit son nom.

Cet évêché disparut à la Révolution et fut incorporé par le
Concordat à celui de Valence.

La Cathédrale primitive serait probablement celle de St Jean aujourd’hui disparu dans un quartier opposé. Sa construction a commencé au milieu du XIIe siècle, à partir du chœur, pour s’achever vers 1220 environ. Elle a dû être érigée à la place d’une église plus ancienne située dans un cimetière gallo-romain hors des murailles de cette époque mais à l’intérieur de celles du Moyen-Age.
Son style est du pur roman provençal caractérisé par
la simplicité des plans, l’harmonie des volumes, le dépouillement du décor, la perfection de la taille et de l’appareillage des pierres, la référence à l’Antiquité et l’absence d’ouverture au nord.
Des modifications sont intervenues au cours des siècles, sans la défigurer. Au milieu du XVe siècle, un porche gothique fut plaqué contre le porche sud.
En 1460, un petit enfant de chœur de Saint-Paul devenu prêtre puis évêque, Etienne GENEVES, fit élever, au midi
de l’église, une belle chapelle gothique : Notre-Dame l’Episcopale où il se fit enterré, et qui après une excellente restauration sert en particulier de chapelle de semaine.


Lors des guerres de Religion la coupole fut détruite en 1561, puis modifiée mais reprise élégamment au XIXe siècle.
Puis un évêque magnanime et généreux, Louis ALBE de
ROQUEMARTINE, au cours d’un épiscopat de trente trois ans, 1680-1713, mit son église au goût du jour : tableaux dans l’abside, sanctuaire surélevé et couvert de lambris dorés,
chœur des chanoines avancé dans la nef et enrichi d’un orgue en vantaux sculptés.
Le dernier évêque, Pierre de REBOUL de LAMBERT, austère, pieux, instruit, mourut en 1791, très aimé de son peuple qu’il combla de bienfaits, par testament. La municipalité Jacobine n’avait même pas osé lui demander le serment civique. Il repose dans la crypte des évêques sous le pavé du chœur.

A part le mobilier, la Révolution ne fut pas trop funeste à l’église, Prosper Mérimée la fit classer en 1841 et fit entreprendre diverses restaurations pour lui rendre son aspect le plus authentique possible en la débarrassant notamment des verrues.

En 2000, les travaux d’intégration d’un chauffage correct,
abaissèrent le niveau du sol de 0,45 mètres et firent découvrir sept caveaux des XVII et XVIIIèe siècles contenant environ 500 personnes. Le chœur fut dégagé, les mosaïques restaurées.
A cette occasion le diocèse et la paroisse firent réaliser un nouveau mobilier liturgique : autel, ambon, croix glorieuse, sièges, etc., en plein accord avec la liturgie.


  • St Restitut

D’après une très curieuse légende du saint, conservée par deux manuscrits du XVe siècle - elle a le charme et l’anachronisme de la légende dorée - voici les origines de l’église de Saint-Restitut : "l’évêque de Trois-Châteaux avait multiplié les merveilles parmi son peuple. Or il
apprit que, sur la montagne, à Longueville, beaucoup ne croyaient pas au Christ. Il y alla et triompha de l’incrédulité en restituant un oeil à un pauvre homme, et resta là, prêchant, confessant, pendant de longues années, comme s’il y avait son siège épiscopal. Il y édifia une église en l’honneur de la Vierge. Près de celle-ci coulait une fontaine semblable à celle de Siloé où ses yeux avaient vu. Des foules de malades, qui s’y lavaient les yeux, étaient guéris. Puis, Restitut décida de bâtir une autre église reliée à l’église de la Vierge :
CONJUNCTAMQUE COLLATERATAM ; Il en traça lui-même les dimensions.
Après bien des jours, il entreprit un dévot pèlerinage à Rome. Chemin faisant, il convertit la ville entière d’Albe et y mourut. Il avait prescrit à ses serviteurs de ramener son corps en Gaule et de lui donner la sépulture non loin de sa ville épiscopale, à l’orient, là où il avait ordonné de construire une église et marqué les dimensions qu’elle aurait. Ce qui eut lieu. Le corps du saint fut inhumé dans l’église qu’il n’avait pu achever de son vivant et que, mort, il termina au milieu du resplendissement des miracles". Ainsi, à la fin du Moyen Age, on expliquait par ce texte l’histoire du village et par là même on datait l’église et la tour de Saint- Restitut. La fontaine aurait, dès le haut Moyen Age, attiré des pèlerins.


Nous avons des renseignements plus historiques sur l’église. La date de 1249 marquant l’édification de son tombeau. La présence , vraisemblablement, des sculpteurs du chantier de la nef de la cathédrale de Saint-Paul-Trois- Châteaux, donne à attribuer la construction de l’abside au dernier tiers ou quart du XIIe siècle, et établit l’antériorité relative des diverses étapes d’édification de la nef. Dans l’escalier, nous lisons une fois : MAISTER ; ce qui désigne sans doute le « maître d’œuvre », prédécesseur probable de « maître » Giraud de Clermont qui, en 1249, édifia le tombeau de Saint-Restitut.

Nous avons également un autre manuscrit sur le saint datant du XIe siècle, conservé à la bibliothèque nationale.

Enfin deux inscriptions, la première trouvée en nivelant la place de l’église - ancien cimetière - et encastrée sur les parois intérieures du porche, rappellent des obits ou
fondations de messes. Celle à gauche du chapiteau à têtes barbues marque l’obit du prêtre Arnaud ; elle pourrait être du XIe siècle, et à droite l’obit du chevalier Ricard. La deuxième inscription, des plus importantes, a
été découverte en 1844 parmi les décombres du tombeau du saint.
C’est une plaque de marbre blanc, malheureusement mutilée, portant la date de 549 mentionnant la mort d’un enfant régénéré par l’eau du baptême. Par conséquent, au milieu du VIe siècle une église existait.
Mais elle fut probablement détruite.


  • Clansayes
    Banlieue de la puissante Augustatricastinorum ( St Paul-Trois- Châteaux), Clansayes abritait à l’époque gallo-romaine cinq villae rusticae à l’emplacement desquelles on a trouvé des restes de tagulae, de briques et des petits bronzes.

La naissance de « Clansayes » et l’époque médiévale.
C’est en 1023 que le nom de CLANSAYES est écrit sur une charte de l’abbaye de Cluny et le 4 août 1164 une donation aux templiers est signée à « Clarencaias » avec comme témoin Ugo sacerdos de Clarencaias.
Il est question dès 1233, du château de Clansayes dans le cartulaire de St Paul-Trois-Châteaux.
C’est à partir du XII°siècle que seront édifiés le
donjon et l’église romane.
Le donjon est entouré d’une douve sèche où restent encore les traces du pont-levis.

Les guerres de religion à Clansayes.
Durant les guerres de religions, Clansayes est assiégé et pris au moins deux fois par les troupes protestantes du Duc de Lesdiguières. A Noël 1561 les Huguenots de Saint Paul Trois Châteaux pillent la cathédrale et abattent toutes les croix de la région dont celles de Clansayes.

Un tremblement de terre destructeur.
En juin 1772, Clansayes est l’épicentre d’un tremblement de terre qui dura jusqu’en décembre 1773. Louis XV envoie sur place le savant FAUJAS DE ST FOND qui note toutes les
secousses, jours, heures, intensité... C’est l’un des premiers séismes étudié. Le village est interdit durant 10 ans et seules resteront debout deux tours et l’église.


La renaissance du village
Au 19°siècle, les maisons sont rebâties comme l’atteste le cadastre de 1810 puis le village s’éteint à nouveau après la guerre de 1914. Vers 1970, le village renaît peu à peu, les ruines se redressent ou sont abattues. En 2002 la mairie est restaurée et la place du village prend le nom de Bertrand de Clansayes, évêque-comte de Saint-
Paul-Trois-Châteaux qui participa au concile de Lyon en 1274 et fit un pèlerinage à Jérusalem.

Le donjon
Le donjon aurait été commencé au XI-XII èmes siècles et le chemin de ronde vers le XIV°siècle. En 1555, Gaucher
Adhémar dans son inventaire cite « une tour à 4 étages à Clansayes ». En 1686, le comte de Grignan François
Adhémar de Monteil, seigneur de Clansayes déclare posséder une tour lui servant de « prison ». En 1853, l’abbé Monier avec ses paroissiens décide d’édifier une statue à la Vierge sur le donjon, sculptée par 2 moines d’Aiguebelle et en 1858 une chapelle Notre Dame de la tour y est consacrée.

L’église
L’église romane est du XII°siècle mais l’église principale était celle de Toronne dont on sait qu’elle a été reconstruite par le chapelain Ugolin en 1206. Toronne était une petite commanderie des Templiers qui fut cédée aux Chevaliers de Saint Jean de Jerusalem.En 1644, lors d’une visite à Clansayes de l’évêque François Adhémar de Monteil, celui-ci autorise la construction des deux chapelles de l’église.






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