Il a prit part à la table des Hommes ...

... pour nous inviter à la table de Dieu !

Les animaux se nourrissent mais ne se mettent pas à table : ils ne font pas de repas.
Le repas est un acte
humain où tout l’homme est impliqué, physique, social et spirituel.
C’est plus un partage qu’une consommation, ou plutôt la consommation est au service du partage, de l’être ensemble, de la communion.


 

Dans notre culture stressée, il y a un risque de perdre le sens du repas : on l’expédie et on court à son job.
Heureusement, on sait encore se mettre à table : on s’attend les uns les autres, on s’invite et on s’accueille.
Parfois, l’apéritif célèbre la joie de se rencontrer et nous met dans l’esprit du repas. Les amuse-gueule visent moins à apaiser la faim qu’ à l’exciter et à faire saliver sur le plaisir de se retrouver ou de faire connaissance.
Et tout le repas est échange, pas seulement par la conversation et les
dialogues, mais par les
petites attentions et les
services que l’on se rend entre convives. Le mot « hôte » désigne aussi bien les invitants que les
invités, signe que tous participent : offrandes des mets, des vins, du « gâteau maison » d’un côté, remerciements et félicitations de l’autre.
Et les enfants entrent en vie sociale en apprenant « à se tenir à table », à dire « merci ».
Le service dans les restaurants devient un cérémonial, avec ses rites et ses spécialistes, presque une liturgie.
Tous ces éléments se trouvent sous des formes
diverses dans tous les repas, du repas familial le plus simple, jusqu’au banquet. Mais tous ces signes trouvent leur sens dans la vie commune que l’on
célèbre : repas de fête ou repas d’anniversaire, repas de famille ou du dimanche... On imagine mal un mariage ou un baptême sans repas.
Le festin et le banquet ont tendance à l’excès dans tous ces signes (mets, alcool, chants ...) pour sortir de la vie ordinaire. Mais si cette vie fait défaut, le banquet perd son sens et risque de dégénérer en orgie.
Un repas frugal peut avoir plus de valeur que certaines grandes manifestations de
gaieté. Il arrive que l’on réserve à table « la part du pauvre » pour échapper au repliement sur soi.
Et parfois on ressent
fortement la présence d’un
absent qui n’a pas pu venir.
Il n’est donc pas étonnant que Dieu ait voulu célébrer sa communion avec l’homme par des repas, dans
l’ancien testament déjà, mais surtout dans la
nouvelle alliance avec
Jésus Christ. Il a pris part à la table des hommes pour nous inviter à la table de Dieu : « Je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où Je le boirai, nouveau, avec vous dans le Royaume de mon Père. » (Mt. 26,29).
« Heureux les invités au Festin de l’Agneau ».
Heureux ceux qui accueillent l’invitation.
P. Roger CHAMPEL
St Paul Trois Châteaux






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