Marie en Tricastin

Ce sanctuaire est le signe de l’amour des fidèles pour Marie et plus encore de la présence de Marie au milieu de ses enfants.


 

Marie en Tricastin

Les Tricastinois devenus chrétiens ont voulu honorer Marie, la mère de Jésus qui est aussi la mère que son Fils nous a donné au Calvaire : « Mère, voici ton fils ».
L’attachement de nos ancêtres pour Marie s’est manifesté par une grande chapelle du haut-moyen-âge, située à l’angle du Courreau et de la rue Serre-Blanc. Elle a surtout été connue sous le vocable : Notre-Dame de Pitié, recourt de ceux éprouvés par les épidémies, les guerres qui ravageaient la région.
L’évêque de St-Paul la dotera d’un magnifique tableau représentant une Pietà (1640).
Ce sanctuaire est le signe de l’amour des fidèles pour Marie et plus encore de la présence de Marie au milieu de ses enfants.
Les vicissitudes n’ont pas manqué. La chapelle a été ruinée pendant les guerres de religion. Restaurée, elle est confiée aux dominicains. Dès lors, son sort sera lié à celui des religieux qui occupent les lieux, après les dominicains, les frères maristes… les tempêtes ne manqueront pas. La Révolution chasse les dominicains, s’empare de la chapelle et tout leur domaine. Tout sera racheté par les gens de Saint-Paul. Ils seront plus de 70 a cotisé et finalement deviendront propriétaires d’une pièce de la maison ou d’un lopin de terre.
Vers 1820, il va falloir tout recommencer, partir à zéro. Ce sera l’œuvre des abbés Soler, curé de la paroisse et François Mazelier à qui le diocèse a demandé de constituer une congrégation. Ce sera un travail long et couteux mais Marie retrouvera son sanctuaire.
Les Frères Maristes en auront la charge. Obligés d’agrandir la maison, Notre-Dame de Pitié sera englobée dans une grande chapelle.
Tout va bien ! Mais en 1903 le gouvernement s’empare de tous les biens des religieux.
Marie continue à protéger la maison qui reviendra, après achat, au diocèse puis aux frères.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La diminution des membres de la communauté contraint à l’abandon de la grande chapelle et à construire un oratoire plus adaptée (1992).

Comment ne pas y voir l’action de Marie, tant la réalisation a dépassé les espérances ?
De la première chapelle restait la Pietà. Elle avait besoin d’être restaurée. Des gens de St-Paul, nous ont demandé de le faire. Oui, mais après que va devenir ce grand tableau ? Finalement il a trouvé sa place en face de la porte d’entrée, dans l’axe de la maison.
Ainsi notre chapelle, admirée par beaucoup, est bien la continuation de celle de Notre-Dame de Pitié. Marie est toujours présente pour accueillir les groupes paroissiaux ou autres dans sa grande maison.

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Notre-Dame de Pitié, qu’il vaudrait mieux appeler Notre-Dame de la Miséricorde, a fort à faire de nos jours pour protéger les chrétiens. Signalons cependant que les musulmans fidèles connaissent Marie et vont parfois dans un sanctuaire marial. Au Liban, chrétiens et musulmans ont reconnu le jour de la fête de l’Annonciation, le 25 mars, comme jour férié. Comme à Beyrouth, cette année en France, le 21 mars, musulmans et chrétiens sont venus prier ensemble, ils étaient 800, au sanctuaire de Longpont dans l’Essonne.

Frère Jean Roche - Mariste






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