« Ce joli mois de mai » comme disent les poètes, est printemps de l’homme extérieur.

Mai, c’est aussi deux grands événements : une accession (ordination épiscopale) et une Ascension, ne manquons ni l’une, ni l’autre.


 

A Pâques, le Christ confiant, comme un jardinier, offrit une semence qu’il se sentait être. « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui l’offre. » (Jean 10, 18). Ce fut d’abord la mort, mais Dieu ne voulut pas qu’elle ait le dernier mot. Alors vint la bonne nouvelle de l’homme, la résurrection, c’est-à-dire « la vie plus forte que la mort ».
Pâques, printemps de l’homme intérieur.

Dans l’élan de Pâques, mystère et joie de l’homme, le mois de mai, voit la nature (la création) poussée hors de son sommeil qui s’éveille à la vie pour réjouir nos jours gris d’hiver et parfois de solitude.
Promesse de la nature pour les sens.

Oui le mois de Mai est contre le fatalisme. Il fait le pied de nez à la dormance de la nature et de l’homme. Il n’y a qu’à voir les étals des magasins de fleurs débordant de jolies couleurs, les terrasses occupées par les enfants que l’on entend piailler, imitant les oiseaux s’éveillant aux premiers rayons chauffant du soleil montant dans notre horizon.
« Ce joli mois de mai » comme disent les poètes, est printemps de l’homme extérieur.

Mai, c’est aussi deux grands événements : une accession (ordination épiscopale) et une Ascension, ne manquons ni l’une, ni l’autre.

Mai voit aussi que le synode vit les dernières heures de sa première étape. Merci à celles et ceux qui y sont engagés. Il est peut-être bon de se poser des questions.

celui-ci ne nous est-il pas proposé comme printemps de la foi, comme printemps de l’Eglise ? afin qu’elle jette au loin le bonnet de la lassitude ou de l’habitude, le cache-nez de dogmes emprisonnants, pour voir germer les pousses nouvelles d’une Eglise du 21e siècle qui ne se laisse pas distancer par celles et ceux vers qui elle est envoyée.

Alors que les jeunes pousses printanières éveillent la joie des yeux et des senteurs, puisse ce mois de mai (temps pascal) inoculer une sève nouvelle dans les sarments que nous sommes. Ainsi fleuriront de visages nouveaux les relais et conseils pour une pastorale tournée vers des demains toujours à construire dans la joie de la foi.

Notre pape François au chapitre 288 de l’exhortation, nous invite avec la Vierge Marie (mois de mai, mois de Marie) en ces termes : « Etoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Evangile parvienne jusqu’aux confins de la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière. Mère de l’Evangile vivant, source de joie pour les petits, prie pour nous. Amen. ALLELUIA ! »

Jean-Noël RIEU
Diacre






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